L’usage néotestamentaire du mot Église

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L’usage néotestamentaire du mot Église

Bonjour Mon ami(e),

“S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église” (Matthieu 18 :17).

Dans le Nouveau Testament et plus particulièrement dans les Actes et les Épîtres, le mot “Église” revient cent-dix fois lorsqu’il parle du rassemblement des croyants. On peut distinguer deux usages : l’usage le plus fréquent concerne le rassemblement des croyants d’un lieu donné. Dans ce cas ce mot est employé quatre-vingt-douze fois. Par exemple “l’Église de Jérusalem”, “les Églises de Galatie”…

Ensuite ce mot est utilisé pour parler de l’Église universelle composée de tous les enfants de Dieu du monde entier. Par exemple dans Éphésiens 5 :25/27 le mot Église est l’ensemble des rachetés qui constituent l’épouse de Christ : “…Christ a aimé l’Église qui est son corps”. Ici le mot “Église” désigne tous les rachetés du Seigneur mais pas une Église locale. On a l’habitude de parler dans ce cas de l’Eglise invisible, car elle n’a aucune organisation mondiale. Ce qui en fait son unité c’est que ses membres sont tous reliés à Christ (la tête), ils sont habités par le Saint-Esprit qui les sanctifie et les équipe de divers dons, et bien qu’étant séparés les uns des autres dans le temps et l’espace ils forment le seul troupeau dont Jésus est le berger.

Nous ne trouvons jamais dans les cent-dix textes qui parlent de l’Église une autre notion que ces deux, ci-dessus mentionnées.

Cependant le christianisme a donné à ce mot des sens extra bibliques.

Citons par exemple le cas où ce mot est employé pour désigner une organisation visible et universelle fortement structurée comme l’Église catholique romaine ou encore comme l’Église anglicane… Citons encore l’usage qui est fait de ce mot pour parler d’Églises dénominationnelles : l’Église méthodiste, l’Église apostolique… Enfin il n’est jamais employé pour désigner l’ensemble des Églises dénominationnelles d’une région, d’un pays, d’un continent comme par exemple : l’Église luthérienne de France, l’Église pentecôtiste de Suède…

Dans les textes bibliques, il n’est pas dit : l’Église de Judée, l’Église de Macédoine mais il est dit : les Églises de Judée, les Églises de Macédoine… Il n’est jamais fait mention d’un diocèse, d’un synode, d’une convention, d’une fédération, d’une union nationale ou internationale… Mais il est toujours fait mention d’Églises locales lorsqu’il est question d’une assemblée visible.

Comment se fait-il que le protestantisme et le monde évangélique en général n’ont pas observé ce principe en ce qui concerne la manière de parler de l’Église ? D’où vient cet écart entre le “sola scriptura” et la pratique courante ?

Une réflexion pour ce jour :

N’avons-nous pas été influencés par le poids de la tradition ? Peut-être est-ce le temps de revenir à cette réalité néotestamentaire de l’Église ?

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