Pardonne-nous comme nous aussi nous pardonnons

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Pardonne-nous comme nous aussi nous pardonnons

Bonjour Mon ami(e),

“Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit sa dette” (Matthieu 18.27).

La parabole donnée par Jésus dans Matthieu 18.23/35, nous aide à comprendre la formulation de cette prière sur le pardon dans le Notre Père : “Pardonne-nous comme nous aussi nous pardonnons”. Cette formulation peut laisser entendre que si nous pardonnons, alors Dieu nous pardonnera. Nous mériterions alors le pardon.

Le pardon de nos fautes est-il lié à notre capacité de pardonner aux autres, c’est-à-dire à un acte méritoire ? Dieu me pardonne-t-il parce que moi-même j’ai au préalable pardonné à ceux qui m’ont blessé ?

Si c’était le cas, le pardon de Dieu reposerait alors sur nos mérites. Or, une telle conception du salut, qui reposerait sur une parcelle de nos œuvres, nous éloigne du fondement biblique du salut reposant seulement sur la grâce de Dieu. Redisons-le, le pardon de nos fautes ne saurait se fonder sur le moindre mérite personnel, fusse le fait de pardonner à ceux qui nous ont offensés.

Alors comment comprendre cette prière ? La parabole de Matthieu 18 nous permet de remettre les choses à leur place. Le premier qui pardonne, c’est le roi. Or, voici que celui qui vient d’être pardonné ne pardonne pas à son tour son compagnon. La conséquence, c’est que le roi va revenir sur la grâce qu’il avait accordée, et condamner celui qu’il avait gracié. Alors que le premier avait été pardonné, il aurait dû logiquement pardonner à son compagnon. Mais il ne le fait pas. De même lorsque nous venons à Dieu réclamant son pardon, il nous l’accorde sans condition, mais aussitôt que Dieu nous a pardonnés, il est normal que nous aussi nous pardonnions à ceux qui nous ont offensés.

Pour une bonne compréhension de cette prière, elle pourrait être exprimée ainsi : “Pardonne-nous nos offenses comme aussitôt nous pardonnons nous-mêmes…” Ce qui signifie qu’aussitôt que Dieu nous a pardonnés, nous sommes en mesure, (pour ne pas dire en devoir) de pardonner à ceux qui nous ont offensés.
Le pardon de Dieu est un préalable qui doit m’amener à pardonner à mon tour. Si je ne pardonne pas après avoir été pardonné, je perds la grâce qui m’a été faite. La grâce précède l’œuvre, et jamais l’œuvre ne procure la grâce. Si l’œuvre procurait la grâce, ce ne serait plus une grâce, mais un mérite.

Un conseil pour ce jour :

Peut-être que vous avez pensé : Si je ne pardonne pas, Dieu ne me pardonnera pas. Mais c’est le contraire que vous devez comprendre. Pour être en mesure de pardonner, il faut en premier lieu que vous acceptiez le pardon de Dieu. Une fois cette grâce reçue, pardonnez à votre tour ceux qui vous ont offensés, ainsi cette grâce demeurera sur vous.

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