Pardonner sans renoncer à ses droits

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Pardonner sans renoncer à ses droits

Bonjour Mon ami(e),

“Paul dit aux licteurs : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi” (Actes 16:35.40).

Paul et Silas ont été accusés injustement d’être des fauteurs de trouble. Ils ont ensuite été battus et jetés en prison (Actes 16.19/24). Ils se sont laissé dépouiller et brutaliser sans rien dire. Cependant, le lendemain matin, lorsque les magistrats ont voulu les faire sortir secrètement, ils ont fait valoir leurs droits.
Il se peut que le titre de cette pensée du jour vous pose problème. Il se peut que vous pensiez que pardonner, c’est renoncer à vos droits.
Ce texte de l’Écriture nous éclaire sur ce point. Il nous indique que le pardon n’est pas la démission de ses droits. Paul et Silas ont fait valoir leurs droits de citoyens Romains. Cela signifie-t-il qu’ils n’ont pas pardonné à ces magistrats ? Certainement qu’ils ont pardonné, mais ils ont tenu également à faire valoir leurs droits.

Dans cette circonstance précise, le pardon n’a pas fait l’économie de cette nécessité de faire valoir ses droits. Ils ne l’ont pas fait dans la réaction, au moment même de leur arrestation, mais ils l’ont fait au moment opportun. Faire valoir ses droits dans la réaction peut aggraver une situation tendue, alors que faire valoir ses droits lorsque la situation s’est apaisée ne fera qu’accentuer la dimension du pardon. Leur droit ayant été reconnu, les apôtres vont ensuite, dans un esprit d’apaisement, accéder à la demande des magistrats : ils vont tranquillement quitter la ville.

De nombreux croyants pensent que pardonner, c’est, systématiquement, renoncer à leurs droits. Il est des situations où le pardon, bien qu’étant accordé, ne devra pas faire l’économie de faire cesser l’injustice. Certaines femmes battues, par exemple, pardonnent et pardonnent sans cesse leur mari violent, et ne pensent pas à faire cesser cette violence en faisant valoir leur droit et en portant plainte, si nécessaire. Leur silence n’aidera pas ce mari à prendre conscience de son problème. Leur pardon accordé sans cesse, sans que leur droit soit établi, n’apportera pas de réponse définitive à cette dramatique situation.
De même, si un enfant est violenté, ne pas faire valoir son droit de justice, c’est se rendre coupable de complicité avec ceux qui le violentent. Parfois certaines épouses ont fermé les yeux sur les violences que leur mari faisait subir à leurs enfants, au nom d’un soi-disant pardon.

Un conseil pour ce jour :

Le pardon ne vous demande pas de renoncer à ce qui est juste. Dans la mesure où vous pouvez faire établir vos droits, ou les droits d’un enfant maltraité, faites-le. Pardonner, et faire valoir le droit, sont deux aspects complémentaires. Le pardon sera d’autant plus profond que le droit aura été reconnu.

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