Prescrire ou proposer ?

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Prescrire ou proposer ?

Bonjour Mon ami(e),

“C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c’est de préférence au nom de la charité que je t’adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ.” (Philémon 8/9).

Alors qu’il était en prison, l’apôtre Paul a rencontré un esclave fugitif nommé Onésime. Il a amené cet esclave à la foi. (La prison fut un passage désagréable pour Paul, mais il a su utiliser cette situation pour témoigner du Christ aux prisonniers. Sachons transformer les situations difficiles en opportunités pour la gloire de Dieu).

Donc, Paul ayant amené cet homme à la foi, découvre que cet esclave était au service de Philémon avant de s’enfuir. Or, Philémon est un compagnon d’œuvre de Paul. Par la rédaction de la lettre à son compagnon Philémon, nous découvrons comment Paul cherche à obtenir l’accord de celui-ci pour le règlement de la situation d’Onésime. Remarquons en quels termes il demande à Philémon de reprendre son esclave fugitif.

Comme il le souligne, Paul pourrait prescrire, en sa qualité d’apôtre, ce qu’il serait bien que Philémon fasse. Il pourrait lui dire : “Étant apôtre de Jésus-Christ, ayant derrière moi un long ministère et une riche expérience, ayant amené à la foi ce jeune homme, je te demande de le traiter de telle et telle manière”. Or, il n’en est pas ainsi, l’apôtre Paul n’exige rien, il “prie” son ami,: “C’est de préférence au nom de la charité que je t’adresse une prière”. Il veut obtenir un engagement de la part de Philémon, qui ne soit pas basé sur une simple soumission à une autorité, mais qui repose sur une décision personnelle prise au nom de l’amour.

Lorsque nous parcourons toutes les épîtres écrites par Paul et ses collaborateurs, nous notons, que lorsque Paul exhorte les croyants à avoir tel ou tel comportement, ou à faire telle ou telle action, il les incite, il les prie, il les conjure, il les invite, il plaide avec eux …mais jamais il n’oblige, jamais il n’impose, jamais il ne prescrit d’une manière autoritaire, de faire ceci ou cela. Paul cherche la coopération des croyants. Il désire que ses lecteurs s’approprient l’enseignement et consentent volontairement à ce qu’il leur demande.

Ce qui donnait du poids aux demandes de Paul, adressées aux croyants, c’était son propre exemple. Il n’était pas comme les pharisiens qui disaient aux juifs ce qu’ils devaient faire mais ne le faisaient pas eux-mêmes (Matthieu 23.3). L’autorité selon Dieu n’exige pas, elle propose, elle fait appel à la bonne volonté.

Un conseil pour ce jour :

Observez quelle forme d’autorité vous exercez. Imposez-vous sans charité que l’on vous soit soumis, ou êtes-vous dans une sollicitation bienveillante ?
Si vous êtes participant à une communauté observez comment ceux qui vous conduisent exercent leur autorité. Sont-ils dans l’exigence ou dans une demande, respectueuse de votre liberté ?

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