Que lit-on dans notre regard ?

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Que lit-on dans notre regard ?

Bonjour Mon ami(e),

“Jésus, l’ayant regardé, l’aima.” (Marc 10.21)

Je m’approche d’une jeune femme qui vient de faire une fausse couche.

“Tu vas me dire que tu penses beaucoup à moi, c’est ça ?”
“Comment le sais-tu ?”
“Oh, je le lis dans ton regard !”

On peut donc lire dans les yeux des autres ? Et dans ce cas, que lisait-on dans ceux de Jésus ?

On y lisait – évidemment – beaucoup d’amour. “Jésus, l’ayant regardé, l’aima” (Marc 10.21). Cet amour était désintéressé et plein de compassion. Le mot compassion vient du latin : cum patior, “je souffre avec” et du grec : sym patheia, “sympathie”. C’est une vertu qui nous pousse à percevoir ou ressentir la souffrance d’autrui et à y remédier.

En voici deux exemples : “Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était impuissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger” (Matthieu 9.36). Le bon Berger, toujours à l’affût, cherchait inlassablement ses brebis perdues pour les ramener dans son troupeau et leur faire du bien.

“Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades” (Matthieu 14.14). Jésus venait de perdre son bien-aimé cousin Jean-Baptiste. Il avait besoin de se retirer à l’écart pour faire son deuil. Mais en voyant la foule, sa compassion a pris le dessus sur ce besoin légitime et il a guéri les malades, en s’oubliant lui-même.

Jésus observait des petits détails qui échappaient aux autres : “Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. Il vint aussi une pauvre veuve, et elle y mit deux petites pièces… ” (Marc 12.41-43). Qui, à part Jésus, aurait remarqué son humble geste ? Rien n’échappe à l’œil vif de notre merveilleux Sauveur !

Ma prière de ce jour :

Seigneur, combien je suis heureux(se) que tu aies eu compassion de moi ! Tu as remarqué combien j’étais impuissant(e) et abattu(e) et cela t’a poussé à quitter ton ciel pour venir me secourir. La Bible me montre aussi que tu observes le moindre geste que je fais pour toi ou pour les autres. Ton regard est sur moi, et cela me rassure. Aide-moi, je t’en prie, à compatir moi aussi aux besoins des autres et à remarquer tout ce qu’ils font pour moi. Amen !

Aline Neuhauser

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