Vérité et liberté

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Vérité et liberté

Bonjour Mon ami(e),

“Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres.” (Jean 8.32).

Il existe un proverbe en français selon lequel toute vérité n’est pas bonne à dire. En effet, il est certainement des vérités qu’il vaut mieux taire. Par exemple, lors de la dernière guerre mondiale, des enfants juifs ont été cachés au sein de familles catholiques ou protestantes. Il était préférable de ne pas faire connaître la vérité sur leur identité. La vérité aurait pu conduire ces familles et ces enfants vers la déportation, la condamnation. Cette vérité là ne les aurait pas rendus libres. Cela ne signifie pas que nous soyons appelés à mentir, mais simplement que le silence est préférable à la vérité, dans de telles situations.
Voilà pourquoi il est capital de garder ce texte dans son contexte. Jésus ne parle pas de toutes sortes de vérités, il parle de la vérité qui se dégage de sa parole : “Si vous demeurez dans ma parole… vous connaîtrez la vérité.” La connaissance de la vérité émanant de la parole de Christ a le pouvoir de libérer. Il est donc important de faire la distinction entre la connaissance de la vérité biblique et la connaissance de toutes sortes de vérités.

Les manipulateurs, les mythomanes, les affabulateurs ne savent pas se taire et racontent leur vérité, laquelle est fluctuante selon les personnes avec lesquelles ils parlent. Ces personnes s’enferment dans toutes sortes de mensonges qu’elles finissent par croire plus vrais que la vérité, et finalement, elles sont prisonnières de leurs mythes. Leur vérité non seulement ne les rend pas libre, mais elle les aliène et aliène ceux qui les écoutent.

Certaines personnes pour justifier leur agressivité ou leurs jugements critiques disent : “Moi je dis la vérité !” Cette forme de vérité n’est pas libératrice, au contraire elle est asservissement et humiliation. Par trois fois, la Bible nous dit que celui qui couvre les fautes d’autrui (donc les tait) manifeste de l’amour. “L’amour couvre toutes les fautes” (Proverbes 10.12). L’apôtre Pierre reprend ce proverbe en écrivant : “L’amour couvre une multitude de péchés” (1 Pierre 4.8). Il est encore dit : “Celui qui couvre une faute cherche l’amour, et celui qui la rappelle dans ses discours divise des amis” (Proverbes 17.9). Cependant de tels versets ne justifient pas que l’on cache les actes délictueux qui portent atteinte aux mineurs et aux personnes fragiles. Dans ces cas il faut saisir la justice.

Colporter les fautes des autres, soi-disant au nom de la vérité, n’apporte aucune libération mais bien au contraire cela est destructeur. Si certaines vérités deviennent des moyens de manipulation, sachez qu’elles n’ont aucun pouvoir libérateur ni pour vous, ni pour ceux que vous citez.

Ma décision en ce jour :

Seigneur, je prends la résolution de dire et pratiquer la vérité qui libère, en commençant par ta Parole.

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